An Interview with Groundation (The Glas) à l’occasion de la sortie d’Upon The Bridge

Quelles sont vos influences ?

Les membres de Groundation possèdent un large éventail d’influence musicale. La plupart d’entre nous a une solide éducation jazz allant de la période bop à la période post-bop (Mingus, Miles, Parker, Coltrane, Monk). On a aussi de profondes influences rock, funk, fusion comme Led Zeppelin, Pink Floyd, James Brown, The Meters, Parliament. Ca fait depuis longtemps dans ma vie que j’aime et suis lié au roots reggae comme par exemple Bob Marley, Burning Spear, Culture, Israel Vibration. On est vraiment un collectif musical qui grandit et qui prend forme avec le temps depuis qu’on a commencé en 1998.
En gros, on aime la musique qui groove, de tout genre: le hip-hop, le reggae, le jazz, le funk, etc avec une bose dose d’énergie dégagée par l’improvisation.

Comment Groundation s’est-il formé et comment vous êtes-vous rencontrés ?

En 1996 Ryan Newman (basse) et moi (voix/guitare) on a commencé nos études à la Sonoma State University au nord de la Californie. Marcus Urani (claviers) nous a rejoint au printemps 1997, nous trois faisions parti du cursus jazz de l’université. On a été rejoint par Kelsey Howard (trombone) et Jason Robinson (sax) nous a également rejoint à l’université. On a commencé Groundation comme un quintet en 1998 et la section cuivre, qui inclut David Chachere un trompettiste jazz de la Bay Area, nous a définitivement rejoint lors des premiers jours de l’an 2000. Paul Spina (batterie) et Mingo Lewis Junior (percussion) étaient des amis du groupe depuis longtemps.

Que préférez-vous faire et pourquoi: écrire de la musique ou jouer live?

Nous aimons passionément ces deux approches artistiques de la musique (écrire et enregistrer/jouer en concert). Le studio et la scène sont deux mondes séparés et nous les appréhendons comme tels.
Avec un album, tu as la possibilité de cimenter un moment dans le temps. Tu as la possibilité de sruter et de perfectionner chaque idée musicale. On se sent libre d’utiliser n’importe quel type d’instumentation qui correspond à ce qui nous dit ou à la vibe qu’on souhaite, et cela sans se préoccuper de comment on pourrait le reproduire en live.
Il y a toujours eu ce feeling qu’on n’enregistre pas seulement pour nous, mais aussi pour les générations qui pourraient arriver dans le futur et être inspiré par Groundation et notre son… on pourrait bien laisser derrière nous une pierre dont quelqu’un se servirait pour pousser les choses un peu plus loin.
Le live a une energie totalement différente tous ensemble. Tu es en face de 200 personnes ou peut-être 25000, et ils sont tous là bien vivants, attentifs et veulant être emmenés dans de nouvelles sphères. On change toujours les chansons et on s’attache à changer nos performances de soirs en soirs. On peut jouer une chanson que le groupe n’a pas joué depuis des mois. Aussi, il y a une énergie dans un concert de Groundation qui est très rare. Chaque musicien sur scène essaie de faire quelque chose et d’atteindre une sphère où il n’est jamais allé avant. Chacun improvise et ajoute sa propre touche dans un moment d’improvisation du groupe. Cela n’est pas très courant aujourd’hui… des gens désirant s’aventurer sur le bord et risquant de tomber, mais qui le font juste pour atteindre une nouvelle sphère, une nouvelle hauteur.

J’adore jouer en concert avec ces musiciens.

Que peut-on espérer de Groundation dans le futur?

De grandes choses… des nouveaux sons. C’est juste le temps… le temps et l’argent qui sont les barrières, mais on va les casser et avancer.

Que pouvez-vous nous dire sur le nouvel album ?

Je pense que c’est notre meilleur travail à ce jour. Pablo Moses et Ijahman (les chanteurs invités) sonnent incroyablement bien et avoir leur présence au style unique sur cet album est quelque chose de spécial. Aussi, nos arrangements et nos concepts généraux sont très connectés et centrés. Je pense que ce sont les meilleurs moments de Groundation dans un album. Il y a des moments où la chanson est comme si un seul tenait le groove, et non une addition de musiciens jouant chacun sa partie.

Jim Fox a fait un incroyable travail sur ce disque; Chaque instrument a sa propre richesse dans le tout et ça donne à l’album un son classique. L’orgue et le Rhodes sonnent très bien, la batterie, la basse, le trombone de Kelsey, la trompette de Dave, le sax de Jason, les voix… Je suis très heureux de comment l’album a tourné, très heureux.

L’histoire derrière la musique d’Upon the Bridge est notre cinquième album. C’est dans la lignée de notre travail antérieur… c ‘est aujourd’hui, c’est maintenant. Comme on cherche déséspérément une base solide et une vie paisible et longue, on se trouve sur le pont; Notre futur est inconnu, mais nos vies et nos décisions aujourd’hui vont nous conduire vers nos destinations.

Je sais que tout ça est très vague, mais la musique se veut être ressentie et interprétée différemment par chacun. Quand les gens me demandent de résumer un album particulier je leur dit généralement que les idées et les concepts sont très profonds et filés en métaphores… le meilleur résumé sont les paroles elles-mêmes.

Traduit par Ludovic A. (natty j.)